Maintien des tarifs douaniers mis en place par Donald Trump: Joe Biden a l’intention de rester ferme avec la Chine sur le commerce en faisant front commun avec ses alliés historiques tels que l’Union européenne, un changement de stratégie plus que de politique, rapporte l’AFP.
Pour l’heure, le président élu va adopter le statu quo à son arrivée à la Maison Blanche, la priorité absolue de la future administration démocrate étant de redresser l’économie américaine, qui peine à se remettre de la crise provoquée par la pandémie.
“Je veux m’assurer que nous allons nous démener comme des diables en investissant d’abord en Amérique”, a déclaré le président élu dans un entretien publié mercredi dans le New York Times. “Je ne conclurais aucun nouvel accord commercial avec qui que ce soit tant que nous n’aurons pas fait d’importants investissements ici, chez nous et dans nos travailleurs”, a-t-il ajouté, douchant notamment les espoirs du Royaume-Uni -- en passe de sortir définitivement de l’Union européenne -- qui espère nouer prochainement un accord commercial bilatéral. Pas question non plus de remettre en cause l’accord commercial signé en janvier avec la Chine, ni de revenir sur les droits de douane punitifs imposés par l’administration Trump sur des centaines de milliards de dollars de produits chinois. “Je ne vais pas compromettre mes options”, a fait valoir le président élu, soulignant qu’il souhaitait aussi consulter ses alliés traditionnels en Asie et en Europe pour développer “une stratégie cohérente”.
Ces annonces sur la Chine ne sont pas surprenantes, souligne Eswar Prasad, économiste et professeur à l’Université de Cornell à New York. Joe Biden ne peut pas se permettre de se mettre à dos les syndicats et les élus des deux partis s’il supprimait les tarifs douaniers “sans exiger de concessions” de la part de Pékin, explique-t-il.